Complémentaire santé : Individuelle et collective : un courtier à vos côtés
Mutuelle individuelle, complémentaire santé d’entreprise, couverture des indépendants ou des retraités : choisir les bonnes garanties permet de maîtriser son budget tout en protégeant sa santé. Trivium Patrimoine, courtier en assurance à Bordeaux et à Paris, accompagne les particuliers, les travailleurs indépendants et les entreprises dans le choix et l’évolution de leur complémentaire santé.

Qu’est-ce qu’une complémentaire santé ?
L’Assurance maladie ne rembourse qu’une partie des frais de santé. Le reste, appelé reste à charge, est en grande partie pris en charge par une complémentaire santé, souvent appelée mutuelle. Elle peut être souscrite à titre individuel ou par l’intermédiaire de son entreprise. En tant que courtier en assurance, nous accompagnons aussi bien les particuliers, les indépendants et les retraités que les entreprises qui doivent mettre en place ou faire évoluer le régime santé de leurs salariés.
Comment fonctionne le remboursement de vos frais de santé ?
Deux niveaux de remboursement : l’Assurance maladie rembourse une partie de chaque dépense, calculée sur un tarif de référence appelé base de remboursement, puis la complémentaire santé intervient selon les garanties du contrat.
Ce qui reste à votre charge sans complémentaire
- Le ticket modérateur La part de la base de remboursement non prise en charge par l’Assurance maladie.
- Les dépassements d’honoraires Pratiqués par certains médecins et spécialistes.
- Le forfait journalier Facturé en cas d’hospitalisation.
- Optique, dentaire et audiologie Très peu remboursés par l’Assurance maladie en dehors des paniers « 100 % Santé ».
- Participations forfaitaires et franchises médicales Elles restent toujours à la charge de l’assuré.
- Le « 100 % Santé »Depuis 2021
Une sélection de lunettes, de prothèses dentaires et d’aides auditives est intégralement remboursée, sans reste à charge, par l’Assurance maladie et les contrats complémentaires dits responsables.
- Le contrat responsableLa très grande majorité des contrats
Il respecte un cahier des charges fixé par la loi : ticket modérateur, forfait journalier sans limite de durée, paniers 100 % Santé, plafonnement de certains dépassements d’honoraires. En contrepartie, une taxation réduite et, pour les contrats d’entreprise, des avantages sociaux et fiscaux.
Complémentaire santé individuelle ou collective ?
Deux cadres très différents : l’un se choisit librement, l’autre est imposé et financé en partie par l’employeur.
Individuelle
Vous, librement
À votre charge
Facultative
Déductible pour les indépendants (Madelin)
À tout moment après un an
Le contrat continue
Collective (entreprise)
L’employeur, pour tous les salariés
Au moins 50 % par l’employeur
Obligatoire, sauf dispense prévue par la loi
Exonérations sociales et déductibilité, sous conditions
Seul l’employeur peut changer d’assureur
Portabilité jusqu’à 12 mois, maintien possible à la retraite
Un même courtier pour les deux
Particuliers, indépendants, retraités ou entreprises : nous comparons les contrats de plusieurs assureurs et vous aidons à passer de l’un à l’autre au bon moment, notamment au départ en retraite.
Ce qui change en 2026
Une taxe exceptionnelle, un gel des cotisations contesté dans les faits et une tendance de fond à la hausse.
- 2,05 %Contribution exceptionnelleInstaurée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 sur les cotisations encaissées par les mutuelles, institutions de prévoyance et assureurs.
- +4 à 5 %Hausses observées début 2026Malgré le gel des cotisations prévu par la loi, contesté par les fédérations, selon la Mutualité Française, notamment lorsque les garanties ont évolué.
- 2027Un rattrapage anticipéVieillissement, hausse des dépenses de santé et transferts de charges de l’Assurance maladie pèsent durablement sur les tarifs.
Ce que cela implique pour vous. Vérifier que vos garanties correspondent à vos besoins réels, comparer les offres et, pour les entreprises, piloter leur régime santé dans la durée plutôt que de subir les hausses annuelles.
La complémentaire santé collective : une obligation pour l’employeur
Depuis 2016, toutes les entreprises du secteur privé doivent proposer à l’ensemble de leurs salariés une complémentaire santé collective et obligatoire, quelle que soit leur taille.
- Une obligation depuis 201650 % au moins à la charge de l’employeurLe contrat doit respecter un niveau minimal de garanties, appelé panier de soins.
- La mise en placeAccord, référendum ou DUEAccord de branche ou d’entreprise, référendum auprès des salariés ou décision unilatérale de l’employeur. Les garanties peuvent varier selon des catégories objectives de salariés, par exemple cadres et non-cadres, sous conditions.
- Les dispenses d’adhésionÉcrites et justifiéesSalariés déjà couverts par le contrat obligatoire de leur conjoint, contrats courts, bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, ou présents lors d’une mise en place par décision unilatérale.
- La portabilitéJusqu’à 12 moisEn cas de rupture ouvrant droit au chômage, l’ancien salarié conserve gratuitement sa couverture pendant une durée égale à celle de son dernier contrat.
- Les avantages sociaux et fiscauxRégime collectif, obligatoire, responsableParticipation de l’employeur exonérée de cotisations sociales dans certaines limites, mais soumise à la CSG-CRDS et, à partir de 11 salariés, au forfait social de 8 % ; déductible du résultat. Pour le salarié, sa part est déductible de son revenu imposable dans certaines limites, celle de l’employeur y est intégrée.
- Et le dirigeant ?Selon son statutUn président de SAS ou un gérant minoritaire de SARL, assimilés salariés, peuvent bénéficier du régime collectif. Un gérant majoritaire relève du régime des indépendants.
Ne pas oublier la prévoyance. La complémentaire santé ne couvre pas les arrêts de travail, l’invalidité ou le décès. Ces risques relèvent de la prévoyance, obligatoire pour les cadres et souvent prévue par les conventions collectives pour les autres salariés.
La complémentaire santé individuelle
Sans couverture d’entreprise, chacun choisit librement sa complémentaire santé. Les solutions diffèrent selon que vous êtes salarié, indépendant, retraité ou que vos revenus sont modestes.
Les tarifs dépendent principalement de l’âge, du lieu de résidence, de la composition de la famille et du niveau de garanties choisi. La plupart des contrats sont modulables, avec des niveaux distincts pour l’hospitalisation, les soins courants, l’optique, le dentaire et l’audiologie.
Les travailleurs non salariés (artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires) peuvent déduire leurs cotisations de complémentaire santé de leur bénéfice imposable, dans le cadre d’un contrat dit « Madelin ».
La déduction des cotisations de santé et de prévoyance est plafonnée chaque année à 3,75 % du bénéfice augmentés de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, dans la limite de 3 % de huit fois ce plafond, soit au maximum 11 534,40 € en 2026. Le contrat doit être responsable, et l’indépendant à jour de ses cotisations sociales obligatoires.
Au moment de leur départ, les salariés couverts par un contrat collectif peuvent demander à conserver leur complémentaire santé à titre individuel, sans questionnaire médical ni délai de carence. La demande doit être faite dans les six mois.
Les tarifs sont encadrés pendant trois ans : identiques à ceux des actifs la première année, augmentés au maximum de 25 % la deuxième et de 50 % la troisième, puis libres. Au-delà, comparer avec les contrats individuels destinés aux seniors est souvent utile.
Sous conditions de ressources, la Complémentaire santé solidaire offre une couverture gratuite ou à faible coût, en fonction des revenus du foyer.
Une complémentaire santé individuelle peut être résiliée à tout moment, sans frais ni pénalité, après un an de contrat, y compris en ligne. Pour les contrats collectifs obligatoires, le salarié ne peut pas résilier seul : seul l’employeur peut changer d’assureur.

Bien choisir sa complémentaire santé
Payer pour des garanties dont on n’a pas besoin est aussi coûteux que d’être mal couvert.
Partir de ses besoins réels. Port de lunettes, soins dentaires prévus, consultations fréquentes de spécialistes, projet de naissance, hospitalisation programmée : les garanties utiles dépendent de votre situation et de celle de votre famille.
Comprendre l’expression des garanties. Une garantie à 200 % rembourse jusqu’à deux fois la base de remboursement, Assurance maladie comprise. Pour l’optique, le dentaire ou l’audiologie, privilégiez les garanties exprimées en euros, plus lisibles.
Les points clés à vérifier dans votre contrat
- La prise en charge des dépassements d’honoraires, en particulier pour les spécialistes et l’hospitalisation
- Les plafonds annuels en optique, dentaire et audiologie
- Les délais de carence avant certains remboursements
- Les médecines douces, la chambre particulière et les frais d’accompagnement
- L’évolution des tarifs avec l’âge
- Les services associés : réseau de soins, tiers payant, téléconsultation, assistance
Comparer régulièrement. Les écarts de prix entre contrats à garanties équivalentes peuvent être importants. Un point annuel permet d’adapter sa couverture à l’évolution de vos besoins et des tarifs.
Entreprises : faire de la complémentaire santé un atout
Bien conçue, elle aide à attirer et fidéliser les salariés, tout en maîtrisant son coût.
- Sécuriser le régime Une mise en place mal formalisée peut faire perdre les exonérations sociales en cas de contrôle Urssaf : la conformité à la convention collective est une priorité.
- Maîtriser les coûts Suivre chaque année la consommation des garanties pour anticiper les hausses, négocier avec l’assureur et ajuster le régime.
- Aller plus loin Surcomplémentaire facultative, couverture renforcée pour les cadres ou prévoyance adaptée, dans le cadre des exonérations sociales.
- Penser aux dirigeants Régime de l’entreprise ou contrat Madelin selon leur statut, avec une fiscalité à optimiser.
Pour compléter votre politique sociale, pensez aussi à l’épargne salariale : intéressement, participation et abondement.
Votre courtier en complémentaire santé à Bordeaux et à Paris
Courtier en assurance, nous ne dépendons d’aucun assureur : nous comparons plusieurs contrats pour vous, votre famille ou vos salariés. Nous vous informons de façon transparente de notre rémunération, versée par l’assureur et incluse dans la cotisation.
- Une analyse de vos besoins
Hospitalisation, soins courants, optique, dentaire : nous étudions votre couverture actuelle et celle de votre famille.
Particuliers - Une mise en concurrence
Plusieurs contrats à garanties comparables, pour trouver le bon niveau au juste prix.
Particuliers - Indépendants et retraités
Optimisation de votre contrat Madelin, comparaison du maintien de la mutuelle d’entreprise et des contrats seniors.
Particuliers - Un audit et une mise en place
Conformité à la convention collective, formalisme, dispenses, catégories ; mise en concurrence des assureurs et rédaction des formalités.
Entreprises - Un pilotage annuel
De la consommation et des cotisations, en coordination avec la prévoyance et l’épargne salariale.
Entreprises
La mutuelle d’entreprise est-elle obligatoire ?
Oui. Depuis 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés et en financer au moins 50 %. Les salariés doivent y adhérer, sauf cas de dispense prévus par la loi.
Puis-je refuser la mutuelle de mon entreprise ?
Seulement dans les cas de dispense prévus par la loi, par exemple si vous êtes déjà couvert à titre obligatoire par le contrat de votre conjoint. La demande doit être faite par écrit et justifiée.
Que devient ma mutuelle d’entreprise si je quitte mon emploi ?
Si vous avez droit au chômage, vous la conservez gratuitement pendant une durée égale à celle de votre dernier contrat, dans la limite de 12 mois. À la retraite, vous pouvez demander à la conserver à titre individuel, avec des tarifs encadrés pendant trois ans.
Je suis indépendant : ma mutuelle est-elle déductible ?
Oui, dans le cadre d’un contrat Madelin, vos cotisations sont déductibles de votre bénéfice imposable, dans la limite d’un plafond annuel qui dépend de votre bénéfice.
Les cotisations vont-elles augmenter en 2026 ?
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel des cotisations, mais son application est contestée et de nombreux contrats ont malgré tout augmenté. Il est utile de vérifier l’évolution de votre cotisation et de comparer les offres.
Peut-on changer de mutuelle à tout moment ?
Pour un contrat individuel, oui, après un an, sans frais ni pénalité. Pour un contrat collectif obligatoire, c’est l’employeur qui choisit l’assureur.
Règles en vigueur au 1er janvier 2026, à titre informatif.