Prévoyance : Individuelle et collective : protégez vos revenus et vos proches
Un arrêt de travail prolongé, une invalidité ou un décès peuvent bouleverser l’équilibre financier d’une famille ou d’une entreprise. Les régimes obligatoires n’en couvrent qu’une partie, et cette part a encore diminué en 2025 et 2026. Trivium Patrimoine, courtier en assurance à Bordeaux et à Paris, vous aide à combler l’écart.

Qu’est-ce que la prévoyance ?
La prévoyance regroupe les garanties qui protègent contre les accidents de la vie : la perte de revenus en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité, et le versement d’un capital ou d’une rente aux proches en cas de décès. Elle se distingue de la complémentaire santé, qui rembourse les frais médicaux. Un salarié bénéficie d’une base de protection par la Sécurité sociale, son employeur et souvent sa convention collective ; un indépendant ou un dirigeant non salarié est beaucoup moins protégé et doit le plus souvent organiser lui-même sa couverture.
Les risques couverts par la prévoyance
Un contrat peut couvrir un seul de ces risques ou les combiner.
- Incapacité temporaire de travail Indemnités journalières : Compléter les indemnités de la Sécurité sociale pendant un arrêt maladie ou accident, pour maintenir tout ou partie du revenu.
- Invalidité Rente d’invalidité : Compenser la perte durable de revenus lorsque l’état de santé ne permet plus de travailler, partiellement ou totalement.
- Décès ou perte totale d’autonomie Capital, rente de conjoint, rente éducation : Protéger le conjoint et les enfants.
- Dépendance Rente ou capital : Financer l’aide à domicile ou l’hébergement en cas de perte d’autonomie.
Pour un indépendant ou un dirigeant. Le contrat peut aussi prendre en charge les frais généraux de l’activité pendant un arrêt de travail, pour éviter que l’entreprise ne s’arrête avec lui.
Ce que prévoient les régimes obligatoires en 2026
Après 3 jours de carence, la Sécurité sociale verse 50 % du salaire, calculés sur une rémunération plafonnée : depuis le 1er avril 2025, ce plafond est passé de 1,8 à 1,4 SMIC. Un cadre bien rémunéré perçoit ainsi la même indemnité qu’un salarié payé autour de 2 600 € bruts par mois.
Combien toucheriez-vous en arrêt maladie ?
Comparez votre salaire aux indemnités de la Sécurité sociale pour un mois d’arrêt, et mesurez l’écart à couvrir.
Un conseiller chiffre avec vous le maintien de salaire, la prévoyance de votre entreprise et le complément utile.
Prendre rendez-vousComment ce calcul est fait
- Le salaire journalier de base. Salaire brut des trois derniers mois divisé par 91,25, soit ici le salaire mensuel × 3 / 91,25.
- L’indemnité. 50 % de ce salaire journalier, au plus 42,97 € bruts par jour : au-delà de 2 613,83 € bruts par mois, elle n’augmente plus.
- Un mois d’arrêt. 30 jours indemnisés, après les 3 jours de carence.
Estimation simplifiée et indicative pour un salarié du régime général : indemnités brutes, hors maintien de salaire par l’employeur et hors prévoyance.
- ✓Complément employeur, pour une durée limitée
- ✓Souvent amélioré par la convention collective
- %Invalidité : une fraction du salaire, plafonnée
- !Décès : un faible capital forfaitaire
- !Indemnités faibles et plafonnées
- !Relais incertain par la caisse de retraite
- !Invalidité et décès peu couverts
- ✓Président de SAS, gérant minoritaire
- ✓Régime général de la Sécurité sociale
- !Sans assurance chômage
Des arrêts de travail plus encadrés. Depuis le 1er septembre 2026, en application de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, un arrêt est en principe limité à 31 jours pour la prescription initiale et à 62 jours par prolongation, sauf justification médicale.
La prévoyance collective d’entreprise
Une obligation pour les cadres, souvent prévue par les conventions collectives pour les autres salariés, et une protection pour l’employeur lui-même.
- Ce qui est obligatoire1,50 % pour les cadresL’employeur doit consacrer au moins 1,50 % de la rémunération des cadres, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, à un régime de prévoyance, affecté en priorité au décès ; à défaut, il peut devoir verser lui-même un capital aux ayants droit.
- Une protection pour l’employeurMaintien de salaire assuréLe contrat peut prendre en charge le maintien de salaire légal ou conventionnel, ce qui protège la trésorerie en cas d’arrêts longs ou nombreux.
- La mise en placeAccord, référendum ou DUEComme pour la complémentaire santé : accord de branche ou d’entreprise, référendum ou décision unilatérale, avec des garanties possibles par catégorie objective de salariés.
- La portabilitéJusqu’à 12 moisEn cas de rupture ouvrant droit au chômage, l’ancien salarié conserve gratuitement ses garanties.
- Les avantages sociaux et fiscauxRégime collectif et obligatoireParticipation de l’employeur exonérée de cotisations dans des limites communes avec la santé, mais soumise à la CSG-CRDS et, à partir de 11 salariés, au forfait social de 8 % ; déductible du résultat. Pour le salarié, cotisations déductibles dans certaines limites, prestations imposables.
- Un levier d’attractivitéAu-delà des minimumsUne prévoyance de bon niveau, notamment pour les cadres touchés par la baisse du plafond des indemnités, aide à attirer et fidéliser les talents.
La prévoyance individuelle
Indépendants, dirigeants, familles : chacun organise sa protection selon son statut et ses charges.
Les travailleurs non salariés peuvent déduire de leur bénéfice imposable les cotisations d’un contrat de prévoyance « Madelin ». Cette déduction est commune avec celle de la complémentaire santé : 3,75 % du bénéfice augmentés de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, dans la limite de 3 % de huit fois ce plafond, soit au maximum 11 534,40 € en 2026.
En contrepartie, les indemnités et rentes perçues sont imposables. Un contrat non Madelin ne permet pas de déduction, mais ses prestations ne sont pas imposées : le choix dépend de votre situation.
Pendant un arrêt de travail, les charges de l’activité continuent de courir : loyer du cabinet ou du local, salaires, crédits professionnels. Un contrat spécifique peut les prendre en charge ; ses cotisations sont alors déductibles en charges professionnelles.
Le président de SAS ou le gérant minoritaire peut bénéficier du régime collectif de l’entreprise s’il y est intégré, ou d’un régime spécifique mis en place pour les dirigeants. Le niveau de garanties s’apprécie au regard de sa rémunération réelle, souvent bien supérieure au plafond des indemnités de la Sécurité sociale.
L’assurance décès verse un capital ou une rente à vos proches, pendant une durée déterminée ou toute la vie : particulièrement utile pour protéger un conjoint et de jeunes enfants. La rente éducation garantit le financement des études des enfants jusqu’à un âge défini.
La garantie des accidents de la vie indemnise les séquelles d’un accident domestique, de loisirs ou médical. L’assurance dépendance verse une rente en cas de perte d’autonomie. L’assurance emprunteur couvre un crédit immobilier en cas de décès ou d’invalidité, et peut être changée à tout moment.

Bien choisir son contrat de prévoyance
Combien percevriez-vous en cas d’arrêt de travail ? De quels revenus votre famille aurait-elle besoin en cas de décès ou d’invalidité, compte tenu de vos charges, de vos crédits et de l’âge de vos enfants ? Cette analyse permet de dimensionner les garanties sans payer pour une protection superflue.
Les points clés à examiner
- Les franchises : le nombre de jours d’arrêt avant indemnisation, selon maladie, accident ou hospitalisation
- La définition de l’invalidité : au regard de votre profession ou de toute activité, barème fonctionnel ou professionnel
- Le mode d’indemnisation : forfaitaire, quel que soit votre revenu, ou indemnitaire, limité à votre perte réelle
- Les exclusions, notamment pour les affections du dos et les troubles psychologiques
- Les formalités médicales et les éventuelles surprimes ou exclusions liées à votre état de santé
- La clause bénéficiaire des garanties décès, à rédiger comme en assurance-vie
Faire le point régulièrement. Naissance, achat immobilier, changement de statut, hausse de revenus : chaque événement de vie peut justifier d’adapter les garanties, en lien avec la préparation de votre retraite.
Entreprises et dirigeants : les enjeux
Sécuriser ses obligations, protéger l’entreprise et optimiser la protection du dirigeant.
- Sécuriser ses obligations Un régime non conforme à la convention collective ou à l’obligation des cadres peut faire perdre les exonérations lors d’un contrôle Urssaf, voire engager la responsabilité de l’employeur.
- Assurance « homme clé » Une indemnité versée à l’entreprise compense la perte d’exploitation ou finance un remplacement si un dirigeant ou un collaborateur clé s’arrête ou décède.
- Assurance croisée Les associés survivants rachètent les parts d’un associé décédé à ses héritiers, sans mettre en péril la société.
- Protection du dirigeant Régime collectif, Madelin, frais généraux et assurance décès se combinent selon le statut et la rémunération, articulés avec sa stratégie de rémunération et de retraite.
Votre courtier en prévoyance à Bordeaux et à Paris
Courtier en assurance, nous ne dépendons d’aucun assureur : nous analysons votre couverture actuelle et comparons les contrats selon votre statut, vos revenus, vos charges et vos objectifs patrimoniaux. Nous vous informons de façon transparente de notre rémunération, versée par l’assureur et incluse dans la cotisation.
- Un bilan de protection
Ce que vous percevriez en cas d’arrêt, d’invalidité ou de décès, et les besoins de votre famille.
Particuliers et dirigeants - Une comparaison précise
De plusieurs contrats, en analysant définitions, franchises et exclusions ; optimisation fiscale dans le cadre Madelin.
Particuliers et dirigeants - Les clauses bénéficiaires
Rédigées et coordonnées avec votre stratégie patrimoniale.
Particuliers et dirigeants - Un audit et une mise en place
Conformité à la convention collective et aux obligations légales, mise en concurrence, formalités et information des salariés.
Entreprises - La protection de l’entreprise
Assurance homme clé et assurance croisée entre associés.
Entreprises
Quelle différence entre mutuelle santé et prévoyance ?
La complémentaire santé rembourse les frais médicaux. La prévoyance compense la perte de revenus en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité, et protège les proches en cas de décès.
La prévoyance d’entreprise est-elle obligatoire ?
Elle l’est pour les cadres, pour lesquels l’employeur doit consacrer au moins 1,50 % de leur rémunération, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, à un régime de prévoyance. Pour les autres salariés, elle est souvent imposée par la convention collective.
Combien touche-t-on en arrêt maladie en 2026 ?
La Sécurité sociale verse 50 % du salaire, après 3 jours de carence, dans la limite d’une indemnité de 42,97 € bruts par jour pour les arrêts débutant depuis le 1er juillet 2026. L’employeur et la prévoyance peuvent compléter ce montant.
Je suis indépendant : suis-je bien couvert ?
Rarement. Les indemnités des régimes obligatoires des indépendants sont faibles, et parfois limitées dans le temps. Un contrat de prévoyance, dont les cotisations sont déductibles dans le cadre Madelin, est fortement recommandé.
Les indemnités de prévoyance sont-elles imposables ?
Cela dépend. Lorsque les cotisations ont été déduites du revenu, dans un contrat collectif obligatoire ou un contrat Madelin, les indemnités et rentes perçues sont imposables. Dans un contrat individuel non déductible, elles ne le sont en principe pas.
Pourquoi protéger mon entreprise contre le décès d’un associé ?
Parce que ses héritiers deviennent associés à sa place. Une assurance croisée permet aux associés survivants de leur racheter les parts, sans fragiliser la trésorerie de l’entreprise.
Règles en vigueur au 1er septembre 2026, à titre informatif.