Assurance emprunteur : Être bien protégé et payer le juste prix
L’assurance emprunteur représente souvent une part importante du coût total d’un crédit immobilier. Depuis la loi Lemoine, vous pouvez en changer à tout moment, sans frais. Encore faut-il choisir des garanties réellement adaptées à votre situation, et pas seulement le tarif le plus bas : courtier à Bordeaux et à Paris, Trivium Patrimoine vous aide à comparer.

Qu’est-ce que l’assurance emprunteur ?
La banque exige presque toujours une assurance qui garantit le remboursement du prêt en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Elle protège la banque, mais aussi votre famille. Vous n’êtes pas obligé de souscrire l’assurance de votre banque : la loi vous permet de choisir un autre contrat à garanties équivalentes, à la souscription comme à tout moment pendant le prêt. Cette liberté peut permettre des économies importantes, en particulier pour les emprunteurs jeunes et en bonne santé.
Les garanties de l’assurance emprunteur
Pour une résidence principale, la banque exige en général décès, PTIA, IPT et ITT. Pour un investissement locatif, décès et PTIA suffisent souvent.
- DécèsCapital restant dû remboursé
Le décès de l’assuré pendant la durée du prêt : l’assureur rembourse à hauteur de la quotité assurée.
- Perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA)Capital restant dû remboursé
L’impossibilité définitive d’exercer une activité et le besoin d’assistance pour les actes de la vie courante.
- Invalidité permanente totale (IPT)Taux supérieur à 66 % en général
L’assureur prend en charge le remboursement du prêt.
- Invalidité permanente partielle (IPP)Taux de 33 % à 66 % en général
L’assureur prend en charge le remboursement, en tout ou partie.
- Incapacité temporaire totale (ITT)Franchise souvent de 90 jours
Un arrêt de travail pour maladie ou accident : l’assureur prend en charge les échéances après le délai de franchise.
- Perte d’emploiFacultative, sous conditions
Un licenciement : prise en charge d’une partie des échéances, pendant une durée limitée et avec de nombreuses restrictions.
La quotité : la part du prêt couverte par chacun
Un emprunteur seul est assuré à 100 %. Un couple peut se répartir la couverture, par exemple à 50 % chacun, ou être assuré à 100 % chacun : en cas de décès de l’un, le survivant n’a alors plus rien à rembourser. Le choix doit refléter les revenus de chacun et la protection souhaitée pour la famille.
Simulez la quotité de votre couple
Répartissez la couverture entre les deux emprunteurs et voyez ce qui resterait à rembourser en cas de décès.
Un conseiller vous aide à choisir des quotités cohérentes avec vos revenus et votre famille.
Prendre rendez-vousComment ce calcul est fait
- La quotité. La part du prêt couverte par chaque emprunteur ; à deux, la couverture totale atteint au moins 100 %.
- En cas de décès. L’assureur rembourse le capital restant dû à hauteur de la quotité du défunt ; le survivant rembourse le reste.
Exemple simplifié, sur le seul risque décès et le capital restant dû indiqué.
Contrat de la banque ou délégation d’assurance ?
Un contrat qui mutualise les risques entre tous les emprunteurs, ou un contrat individuel tarifé selon votre profil.
Contrat groupe de la banque
Mutualisé, le même pour un large ensemble de profils
Souvent sur le capital initial : cotisation constante
Simple, avec le prêt
Profils pour lesquels la mutualisation est favorable
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Délégation d’assurance
Calculé selon votre âge, santé, profession, sports
Souvent sur le capital restant dû : cotisation dégressive
Un contrat individuel à garanties équivalentes
Emprunteurs jeunes et en bonne santé en particulier
Jusqu’à plusieurs milliers d’euros sur la durée du prêt
Comparer avec le bon indicateur
Le taux annuel effectif de l’assurance (TAEA), obligatoirement communiqué par la banque, et le coût total sur la durée du prêt permettent de comparer les offres. Le taux de cotisation seul est trompeur si les modes de calcul diffèrent.
Vos droits : changer d’assurance à tout moment
Une liberté acquise progressivement, et renforcée en 2026.
- Depuis 2010Choisir son assureurÀ la souscription du prêt
L’emprunteur peut choisir une autre assurance que celle de sa banque.
- EnsuiteChanger la première annéePendant douze mois
Un changement devient possible pendant la première année du prêt.
- PuisChaque annéeÀ la date anniversaire
Le changement s’ouvre à chaque date anniversaire du contrat.
- Loi Lemoine, 2022À tout momentSans frais ni pénalité
Quelle que soit la date de signature du prêt, à garanties équivalentes.
- Depuis septembre 2026Des droits renforcésEngagements des professionnels
Continuité de couverture, plafond de 200 000 € harmonisé, contrats plus lisibles.
L’équivalence des garanties. La banque ne peut refuser le nouveau contrat que s’il n’offre pas un niveau de garantie équivalent. Elle doit communiquer sa liste de critères, choisis parmi ceux établis par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), dans une fiche standardisée d’information.
Une procédure encadrée. La banque dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser la substitution, et doit motiver un refus. Elle ne peut ni modifier le taux du crédit, ni facturer de frais en contrepartie de l’acceptation d’une délégation.
Ce qui change en 2026
- La continuité de la couverture Lors d’un changement d’assurance, pour éviter toute période sans garantie, à partir du 1er septembre 2026 et au plus tard le 1er janvier 2027.
- Un plafond de 200 000 € harmonisé Le seuil ouvrant droit à un contrat sans questionnaire de santé est apprécié sur les seuls crédits immobiliers.
- La fin de certaines exclusions Les exclusions de pathologies antérieures introduites dans certains contrats sans questionnaire, contraires à l’esprit de la loi.
- Des contrats plus lisibles Avec une mise en œuvre jusqu’en juin 2027.
Votre santé et l’assurance emprunteur
La loi encadre ce que l’assureur peut vous demander, et protège les personnes ayant été malades.
- Pas de questionnaire de santé Conditions : 200 000 € par personne maximum, prêt remboursé avant 60 ans. Pour un couple, jusqu’à 400 000 € empruntés sans questionnaire, si chacun est assuré à 50 %.
- Le droit à l’oubli Les personnes ayant eu un cancer ou une hépatite C n’ont plus à le déclarer cinq ans après la fin de leur protocole thérapeutique, sans rechute. Aucune surprime ni exclusion ne peut alors leur être appliquée à ce titre.
- La convention AERAS Pour les personnes présentant un risque aggravé de santé, elle organise l’examen des demandes à plusieurs niveaux et prévoit une grille de référence pour certaines pathologies, permettant d’être assuré aux conditions standard ou avec une surprime limitée.
- Une déclaration sincère, indispensable Lorsqu’un questionnaire est requis, une fausse déclaration intentionnelle peut entraîner la nullité du contrat et le refus de toute indemnisation ; une omission involontaire peut réduire l’indemnisation. Il est important de répondre avec précision, quitte à vous faire accompagner.
Investisseurs, SCI et entreprises
L’assurance emprunteur s’inscrit aussi dans votre stratégie d’investissement et de transmission.
Les cotisations sont déductibles des revenus fonciers au régime réel, ou des recettes au régime réel de la location meublée ; elles ne le sont pas pour la résidence principale. Pour un bien détenu par une SCI, l’assurance porte sur les associés ou les dirigeants, et son coût est supporté par la société. Voir notre page investissement locatif.
En cas de décès, le crédit est remboursé par l’assureur : les héritiers reçoivent un bien libre de dette. Une quotité élevée, voire de 100 % sur chaque emprunteur, renforce cette protection, en complément de l’assurance-vie et de la prévoyance.
Le capital n’étant remboursé qu’à l’échéance, la cotisation est calculée sur un capital constant pendant toute la durée du prêt : l’assurance doit être comparée avec d’autant plus d’attention.
Les règles de changement de la loi Lemoine concernent les crédits immobiliers des particuliers ; pour les prêts professionnels, la résiliation dépend du contrat. La protection du dirigeant emprunteur doit être articulée avec sa prévoyance et celle de l’entreprise.

Bien choisir son assurance emprunteur
Le prix compte, mais la qualité des garanties fait toute la différence le jour où vous en avez besoin.
- La définition de l’invalidité : au regard de votre profession ou de toute activité, barème fonctionnel ou professionnel
- Le mode d’indemnisation : forfaitaire, quel que soit votre revenu, ou indemnitaire, limité à votre perte réelle
- La franchise de la garantie incapacité, souvent de 90 jours, parfois plus courte
- Les exclusions et la couverture des affections du dos et des troubles psychologiques
- Les sports à risque, les déplacements à l’étranger et certaines professions
- L’âge limite de chaque garantie et la stabilité du tarif dans le temps
Profiter de chaque étape. Le meilleur moment pour comparer est avant la signature du prêt. Mais il n’est jamais trop tard : un changement en cours de prêt est souvent intéressant, en particulier dans les premières années, lorsque le capital restant dû est encore élevé.
Votre courtier en assurance emprunteur à Bordeaux et à Paris
Un projet d’achat à Bordeaux ou en Gironde, ou un crédit en cours à alléger ? Courtier indépendant de tout assureur, nous comparons les contrats à garanties équivalentes, quotités comprises, et menons la substitution avec votre banque. Nous vous informons de façon transparente de notre rémunération, versée par l’assureur et incluse dans la cotisation.
- Une analyse de votre situation
Et des exigences de votre banque, à partir de sa fiche standardisée d’information.
- Une comparaison à garanties équivalentes
Définitions, franchises et exclusions, et pas seulement le tarif.
- Le choix des quotités
En cohérence avec vos revenus, votre famille et votre stratégie patrimoniale.
- Les démarches
Formalités médicales le cas échéant, demande de substitution auprès de la banque, suivi jusqu’à l’acceptation.
- Un réexamen dans la durée
Pour vérifier que votre couverture reste adaptée et compétitive.
L’assurance emprunteur est-elle obligatoire ?
La loi ne l’impose pas, mais les banques l’exigent en pratique pour accorder un crédit immobilier. Vous êtes en revanche libre de choisir un autre assureur que celui de votre banque.
Peut-on changer d’assurance emprunteur en cours de prêt ?
Oui, à tout moment depuis la loi Lemoine, sans frais ni pénalité, à condition que le nouveau contrat offre des garanties équivalentes à celles exigées par la banque.
La banque peut-elle refuser mon nouveau contrat ?
Seulement si les garanties ne sont pas équivalentes à celles qu’elle exige. Elle doit répondre dans un délai de 10 jours ouvrés et motiver son refus. Elle ne peut ni modifier le taux du crédit, ni facturer de frais.
Dois-je remplir un questionnaire de santé ?
Pas si la part assurée de vos crédits immobiliers ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le prêt se termine avant vos 60 ans. Au-delà, un questionnaire reste demandé.
J’ai eu un cancer : puis-je m’assurer ?
Oui. Cinq ans après la fin de votre protocole thérapeutique, sans rechute, vous n’avez plus à le déclarer. Avant ce délai, la convention AERAS permet d’examiner votre dossier dans des conditions encadrées.
Combien peut-on économiser en changeant d’assurance ?
Cela dépend de votre âge, de votre santé, du montant et de la durée restante du prêt. Pour les emprunteurs jeunes et en bonne santé, l’économie peut atteindre plusieurs milliers d’euros sur la durée du crédit.
Règles en vigueur au 1er septembre 2026 et engagements de place issus de l’avis du CCSF, à titre informatif.